Pompe a huile

La pompe à huile ? Kezako? …Afficher l'image d'origine

Il s’agit tout bonnement d’une fougasse qui fait partie des 13 desserts servis à Noël sur les tables de Provence. Spécialité sucrée et fondante de la cité médiévale du Sud de la France qui porte son nom, la réputée fougasse d’Aigues Mortes va enchanter les papilles des gourmands.

Tradition oblige, commençons à faire connaissance avec le 1er dessert qui ouvre la tablée… La « pompe à huile » préside la (s)cène de la tablée de la veillée de Noël, un peu comme le Messie… Tout un programme ! En attendant de réaliser les 12 desserts suivants, préparer tout simplement votre premier opus, symbole de réussite et de prospérité…

Les ingrédients

Peu d’ingrédients suffisent à confectionner cette délicieuse gourmandise, très appréciée des petits comme des grands :

  • 500g de farine tamisée (de type 55),
  • 125g de lait, 100g de sucre,
  • 75g de beurre (les gourmands peuvent légèrement augmenter la quantité),
  • 4 œufs,
  • 22,5g de levure fraîche de boulanger (ou trois cuillerées de levure sèche en granulés),
  • une cuillerée à café de sel et quelques cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger (selon la convenance de chacun).
  • Prévoir quelques cuillères de sucre et quelques copeaux de beurre (de préférence un très bon beurre de baratte, très goûteux) supplémentaires pour la finition de la fougasse d’Aigues Mortes.

La préparation de la fougasse

Cette douceur méditerranéenne demande une préparation laborieuse. Non pas que sa réalisation soit compliquée : elle demande simplement beaucoup de temps… mais son résultat sera à la hauteur de votre patience !

  1. La préparation du pâton : avant toute chose, la levure, les œufs et le lait doivent être à température ambiante avant d’être utilisés pour la confection de la fougasse. Il est donc important de les sortir longtemps à l’avance.
  2. Lorsqu’ils sont prêts, les mélanger énergiquement pendant quelques minutes au fouet (ou au batteur à main, à vitesse minimale), puis laisser reposer.
  3. Rajouter ensuite la farine tamisée au préalable, puis le sucre, et pétrir à nouveau pendant quelques minutes.
  4. Incorporer le sel, le beurre ramolli découpé en morceaux, et pétrir encore quelques minutes.
  5. Laisser reposer au minimum une heure la préparation (le temps d’une sieste sous un olivier), de préférence près d’une source de chaleur (par exemple, derrière une fenêtre, offerte aux rayons du soleil), afin qu’elle gonfle, recouverte d’un torchon.
  6. Rabattre ensuite cette pâte dans le récipient, couvrir, puis laisser reposer plusieurs heures au réfrigérateur (l’idéal étant de la laisser reposer toute la nuit).
  7. Une fois sortie du froid, la pâte doit encore reposer à température ambiante une heure, pour qu’elle gonfle.
  8. La cuisson de la fougasse : préchauffer le four à 180°C, puis préparer la plaque du lèche-frite (un moule rectangulaire ou carré suffisamment grand pour contenir la pâte peut convenir) en découpant une feuille de papier sulfurisé à sa taille, et en la beurrant ainsi que farinant pour empêcher toute adhérence.
  9. Verser la pâte sur la plaque protégée de papier, et l’étendre avec un rouleau à pâtisserie fariné, en lui donnant une forme ovoïde ou rectangulaire. Laisser à nouveau reposer le pâton à température ambiante, jusqu’à ce qu’il triple de volume, puis faire de petits cratères réguliers en enfonçant le pouce.
  10. Parsemer ces creux de copeaux de beurre, de quelques gouttes d’eau de fleur d’oranger, puis saupoudrer de sucre en poudre (ou de perles de sucre, pour un résultat plus croquant). Enfourner une vingtaine de minutes, en surveillant la cuisson (ajouter éventuellement en cours de cuisson une feuille de papier sulfurisé sur la fougasse pour l’empêcher de brunir).
  11. La sortir du four, puis déposer quelques copeaux de beurre et quelques cuillères de sucre sur la fougasse encore chaude (facultatif : pour les amateurs d’eau de fleur d’oranger, vous pouvez en vaporiser la fougasse selon votre convenance).

La dégustation

La fougasse d’Aigues Mortes se déguste chaude (le parfum de l’eau de fleur d’oranger en sera exacerbé) ou froide… à tout moment de la journée : au petit-déjeuner, pour le dessert ou au goûter. Accompagnée d’une crème anglaise, d’une glace à la vanille ou d’une salade de fruits frais, cette fougasse sucrée et fondante sera délicieuse !

autre recette Afficher l'image d'origine

GIBASSIER OU POMPE A HUILEAfficher l'image d'origine

Voici donc la liste de vos ingrédients

  • 500 grammes de farine blanche de type 55
  • 2 oeufs
  • 125 grammes de sucre en poudre blanc (ou roux)
  • 25 grammes de beurre
  • 1/2 verre d’huile d’olive
  • 20 grammes de levure de boulanger fraîche
  • un peu d’eau de fleur d’oranger
  • les zestes d’un citron et d’une orange
  • une pincée de sel fin

Préparation

  1. Dans un saladier, délayez la levure de boulanger dans 1/2 verre d’eau tiédie.
  2. Mélangez la levure délayée avec 100 grammes de farine.
  3. Faites une grosse boule de votre pâte, et couvrez-la d’un tissu sec. Laissez reposer dans un endroit sec à température ambiante pendant plusieurs heures (entre 2 et 12 heures, suivant le temps dont vous disposez, mais sachez que plus vous laissez votre pâte reposer longtemps, plus elle a de chance de gonfler et de devenir un bon « levain »).
  4. Quand votre pâte a doublé de volume, passez à l’étape suivante : faites une fontaine avec le reste de farine (400 grammes, si le compte est bon!), posez votre « levain » au centre de la fontaine, puis ajoutez dans l’ordre : le 1/2 verre d’huile d’olive, les 100 grammes de sucre, les 2 oeufs, les zestes de citron et d’orange finement râpés, la pincée de sel, et enfin, l’eau de fleur d’oranger (1 à 2 cuillères à soupe, selon le goût).
  5. Mélangez tous ces ingrédients en malaxant bien la pâte du bout des doigts. Vous devez travailler la pâte avec énergie, pour la rendre à la fois lisse et élastique.
  6. Roulez votre pâte en une grosse boule que vous laisserez reposer pendant deux bonnes heures sous un torchon, dans un endroit sec et à température ambiante.
  7. Au bout de ces deux heures, pétrissez la pâte levée et façonnez votre pompe à huile en lui faisant prendre la forme traditionnelle de la couronne qui sied à une fougasse de cette envergure! Hé! N’oubliez pas que ce sera elle, la reine de votre table du soir de Noël!
  8. Après avoir graissé généreusement votre plaque à pâtisserie avec les 25 grammes de beurre, posez votre couronne dessus, recouvre-la du torchon et laissez-lui le temps de reprendre ses esprits et de lever encore pendant 2 heures.
    Vingt minutes avant la fin de la levée de votre couronne, pensez à préchauffer votre four à 200°C (thermostat 7).
  9. Placez votre plaque à pâtisserie (et sa couronne!) à mi-hauteur du four et faites cuire une demi-heure.

Voilà, c’est prêt!

Il ne vous reste plus maintenant qu’à exécuter les 12 autres desserts…

la tradition veut qu’il s’agisse avant tout de fruits secs (figues, amandes, dattes, noix et raisins secs), d’oranges, mandarines et raisins, mais aussi de nougats, de pâte de coings …

Pour respecter la tradition, vous devez rompre votre couronne (et non la couper) à l’image du Christ qui rompt le pain de la Cène… Vous voilà prévenu !

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s